Un rare Toyota Land Cruiser FJ40, construit au Brésil sous le nom de Bandeirante, est mis en vente après 37 ans d’existence inhabituellement calme. Alors que la plupart de ces véhicules robustes sont connus pour leurs aventures hors route, ce modèle particulier a passé près de quatre décennies exclusivement à remorquer des chariots à bagages dans un petit aéroport régional.
La vie à l’aéroport
De 1989 jusqu’à récemment, le Bandeirante Jaune Moutarde était stationné à l’aéroport international Rubem Berta à Uruguaiana, au Brésil. Exploité par l’autorité aéroportuaire fédérale Infraero, la tâche du véhicule était simple : transporter les bagages entre le terminal et l’avion. La monotonie de cette tâche a maintenu le compteur kilométrique à un niveau remarquablement bas de 33 986 kilomètres (21 117 milles). Le vendeur estime que cela équivaut à environ 3 kilomètres (1,8 miles) d’utilisation quotidienne pendant trois décennies – un simple échauffement pour un Land Cruiser conçu pour conquérir les continents.
La seule modification apportée au véhicule par rapport à son état d’usine est un trou de montage pour une sirène d’aéroport sur le toit, une relique de son service. La remorque à bagages d’origine qu’il remorquait a déjà été vendue lors d’une vente aux enchères gouvernementale, laissant le Land Cruiser comme dernière pièce de l’opération.
Un cœur diesel de Mercedes
Malgré ses origines japonaises, la Brésilienne Bandeirante abrite sous le capot un moteur surprenant. Au lieu d’un moteur construit par Toyota, il fonctionne avec un quatre cylindres diesel de 4,0 litres provenant de Mercedes-Benz. Le moteur produit 89 chevaux (66 kW, 90 ch) et 195 lb-pi de couple, transmis aux quatre roues via une boîte de vitesses manuelle à quatre vitesses.
Pour le reste, l’intérieur reste en grande partie d’origine, avec seulement une légère usure sur le volant à trois branches. Le tableau de bord est toujours conforme aux spécifications d’usine, préservant le charme utilitaire du véhicule.
Une nouvelle vie vous attend
La Toyota est actuellement en vente au Brésil pour 38 000 € (environ 41 100 $). Le vendeur a proposé d’expédier le véhicule vers des ports d’Amérique du Nord, d’Europe, du Japon ou d’Océanie, offrant ainsi à cet ancien bourreau de travail de l’aéroport la chance d’explorer enfin les routes au-delà de la clôture périphérique.
L’histoire de ce Land Cruiser montre comment même les véhicules les plus performants peuvent mener une vie incroyablement spécifique, presque absurdement ordinaire. Cela soulève la question suivante : combien d’autres machines robustes existent, cachées dans des rôles de niche, attendant leur chance de partir à l’aventure ?






















