Toyota est connue depuis longtemps pour proposer des véhicules fiables et pratiques. Cependant, les offres de véhicules électriques (VE) de la marque n’ont pas encore pleinement capturé ce même esprit – jusqu’à présent. Le nouveau bZ Woodland n’est pas seulement une autre version EV ; c’est un crossover convaincant qui allie des performances surprenantes à une utilité réelle, comblant le fossé entre la conscience écologique et l’attrait des passionnés.
Au-delà du revêtement : des performances inattendues
Le bZ Woodland semble à première vue être un SUV standard avec des éléments de style robustes. Mais sous le revêtement en plastique noir et les barres de toit se cache un véhicule qui dépasse de nombreuses attentes. Avec 375 chevaux et un temps de 0 à 100 km/h en seulement 4,4 secondes, elle est plus rapide qu’une GR Corolla, un fait que Toyota n’hésite pas à faire de la publicité. Ce n’est pas seulement une question de vitesse ; cela signale un changement dans la stratégie EV de Toyota, une stratégie qui donne la priorité aux performances plutôt qu’à l’efficacité.
Le Woodland est 6 pouces plus long que le SUV bZ standard, doté d’une transmission intégrale standard et d’une garde au sol de 8,4 pouces, ce qui correspond presque à un Tacoma de base. Cette combinaison le positionne directement dans la conversation des acheteurs recherchant à la fois le confort sur route et les capacités hors route.
Design et intérieur : familiers mais raffinés
Le design extérieur s’appuie sur une robustesse discrète, adoptant le nez en forme de marteau de Toyota (popularisé par la Prius) et les barres lumineuses LED pleine largeur. Bien que certains puissent trouver le revêtement un peu excessif, il s’agit d’un ensemble cohérent qui évite l’esthétique trop agressive commune aux autres multisegments. Notamment, le bZ Woodland partage ses fondements avec le Subaru Trailseeker, mais le design de Toyota semble globalement plus raffiné.
À l’intérieur, l’habitacle établit un équilibre entre robustesse et raffinement. Les matériaux ne sont pas luxueux, mais des touches réfléchies comme les bords texturés du tableau de bord rehaussent l’espace. L’écran d’infodivertissement dominant de 14 pouces est rapide et intuitif, complété par des commandes physiques pour les fonctions clés. Cependant, l’intérieur reste largement monotone, le noir dominant à moins d’opter pour le Stone Brown. La cabine est fonctionnelle mais manque de drame visuel.
Ergonomie et convivialité : petits compromis pour la fonctionnalité
Le bZ Woodland n’est pas sans bizarreries. Les conducteurs de petite taille peuvent avoir du mal à voir l’ensemble des instruments en raison de la capacité de réglage limitée du volant, ce qui les oblige à trouver un compromis entre la visibilité sur la route et les lectures des instruments. Le levier de vitesses rotatif non conventionnel, nécessitant un mouvement de pression et de rotation, est également un choix étrange. Malgré ces inconvénients mineurs, le véhicule excelle en termes de convivialité, offrant deux chargeurs sans fil et un espace de chargement spacieux.
Avec 74,9 pieds cubes d’espace avec les sièges rabattus, le bZ Woodland accueille facilement un vélo de montagne pleine grandeur sans retirer la roue avant – un témoignage de sa praticité. Il peut également remorquer jusqu’à 3 500 livres, ce qui en fait un choix polyvalent pour les modes de vie actifs.
Performances et portée réelles
Le bZ Woodland n’est pas seulement performant sur le papier ; il fonctionne dans des conditions réelles. Lors des tests en Californie, le véhicule a atteint 3,5 miles par kWh avec des pneus tout-terrain, ce qui se traduit par une autonomie potentielle de 261 miles avec sa batterie de 74,7 kWh. Il s’agit d’une gamme compétitive pour un crossover EV, surtout compte tenu des capacités du véhicule.
La recharge est rationalisée grâce à un port North American Charging Standard (NACS), donnant accès à un vaste réseau de chargeurs rapides. Toyota revendique une charge de 10 à 80 % en 30 minutes environ, avec préconditionnement de la batterie et capacité Plug & Charge pour plus de commodité.
Concurrence et positionnement
Le bZ Woodland fait face à la concurrence directe du Subaru Trailseeker, qui partage les mêmes bases mais démarre environ 5 000 $ moins cher. Les autres concurrents incluent le Rivian R2, les multisegments Tesla, les SUV Ford, Chevrolet et Honda. Cependant, aucun n’offre la même combinaison de capacités tout-terrain et de la réputation bien établie de la marque Toyota. La capacité de remorquage de 3 500 lb du Woodland le distingue également de nombreux concurrents.
Verdict final
La Toyota bZ Woodland n’est pas seulement un autre véhicule électrique ; c’est un multisegment complet qui tient ses promesses. Même si la banquette arrière peut être étroite pour les passagers de grande taille et que le levier de vitesses ne semble pas conventionnel, le mélange de performances, de praticité et d’efficacité réelle du véhicule en fait une option intéressante pour les acheteurs à la recherche d’un SUV électrique aventureux. Toyota a enfin injecté une partie de son ADN signature dans sa gamme de véhicules électriques, et le résultat est un véhicule à la fois performant et véritablement utile.






















